Addiction Internet : Ne laissez pas le poker vous consumer
Je vous demande de m'excuser si j'ai l'air un peu fatigué, bizarre ou complètement déboussolé, mais cela fait six mois que je me couche à trois heures du matin. J'ai noté que ce n'était pas les hurlements, ni les caprices ou le manque de temps libre qui vous dépasse lorsque vous élevez deux jumeaux et un nourrisson, mais bien les heures passées devant l'écran.Le poker peut devenir très barbant. Les bad beats, les parties de cash game à rallonges, des changements de site, que ce soit Full Tilt, PokerStars, Ultimate Bet ou Bodog, avec au final toujours les mêmes désillusions. C'est un tout, une accumulation d'énergie négative.
Ce jeu offre des variations cardiaques impressionnantes, des moments de joie, et des heures ennuyeuses à décapsuler les unes après les autres les quelques bouteilles de bière qu'il vous reste. Il y aura des moments où le poker aura raison de vous, en particulier si vous le prenez trop au sérieux en jouant des heures par semaine.
Voici quelques conseils afin d'éviter ces mauvaises passes :
• Aérez-vous l'esprit. Pour tuer l'ennuie il est possible de ne pas sans arrêt jouer au Hold'em, ou enchaîner les sessions de cash game les unes derrière les autres. Il vous faut un équilibre. Dans mon cas j'essaye de jouer au moins un tournoi par semaine pour m'éloigner de mes parties régulières aux tables de cash game, et désormais je m'oriente quelques fois vers du Omaha. La clé est de prendre un maximum de plaisir, auquel cas votre jeu risque de rapidement se détériorer.
• Expérimentez d'autres niveaux. Je ne suis pas en train de vous conseiller de monter de limite uniquement pour briser la monotonie, car en définitive c'est la meilleure façon de perdre son argent. Ce que je veux vous dire, c'est d'essayer de monter de niveau si vous sentez que la limite à laquelle vous jouez actuellement est trop ennuyeuse, et ainsi vous fait jouer de façon médiocre. Il est possible que vous soyez déjà prêt à aller plus haut, mais assurez-vous que votre bankroll aura de quoi supporter les éventuels chocs. Parfois descendre d'un niveau a également les mêmes effets. Il m'arrive de jouer en $0.05 / $0.10, uniquement parce-que je m'y sens très à l'aise, et qu'ainsi je peux adopter un style très maniac (large-agressif). J'adore jouer beaucoup de mains, en essayant de faire tilter les adversaires serrés.
• Faire des sessions plus courtes. Combien de fois ai-je pu conseiller de jouer moins afin de rester concentré, et donc éviter le tilt ? Si votre temps de jeu est réduit, votre concentration sera d'autant plus élevée, et les chances de faiblir seront alors bien moindres.
• Faire des pauses de quelques jours. Les pauses sont idéales en ce qui concerne le poker, même si ce jeu est un divertissement pour la plupart d'entre nous. Néanmoins c'est un divertissement qui requiert une énorme concentration, de la pratique et une petite dose de chance. Au bout d'un moment cela peut devenir très lourd, et si vous ne prenez jamais de pause, alors vous allez droit dans le mur.
• Soyez méfiant des «ah ! je le savais ». Lorsque la fatigue s'accélère, la frustration arrive, et quelques fois les mauvaises décisions se multiplient. Vous allez devenir de plus en plus curieux du jeu de vos adversaires, et allez ‘payer pour voir'. Vous pourriez payer juste parce-que vous en avez marre de vous coucher. C'est à ce moment là qu'intervient le « ah ! je le savais. »
Au lieu de persister, allez au lit. D'ailleurs j'aimerais que mes enfants me laissent faire la même chose.











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