Le dimanche 16 octobre 2011, 200 employés d’une succursale du groupe William Hill Online basée à Tel-Aviv (Israël) ont entamé une grève sous fond de rumeurs de délocalisation. Devant la gravité du mouvement de protestation, Ralph Topping, le directeur général de William Hill a été contraint de prendre des mesures draconiennes.
Délocalisation
Les mouvements sociaux sont un phénomène rare au sein de l’industrie des jeux d’argent en ligne qui est un secteur en pleine croissance économique. Les opérateurs de cette branche d’activité sont également souvent basés dans des paradis fiscaux exotiques dans lesquels les conditions économiques difficiles incitent les travailleurs à se contenter de leur job et à ne pas remettre en cause leur source de revenus. Il existe néanmoins dans ce secteur, des emplois très bien rémunérés et de nombreuses créations de postes ont eu lieu au cours de ces dernières années.
Les employés israéliens du service client du bookmaker William Hill ont quant à eux entamé une grève le dimanche 16 octobre par crainte de voir leurs postes délocalisés vers le Royaume Uni ou Gibraltar suite à la diffusion d’une rumeur au niveau interne de l’entreprise. Seulement 20 employés auraient repris le chemin du travail le lendemain, lors de la journée du lundi 17 octobre.
Un mouvement qui se propage
Le mouvement se serait ensuite propagé dans une succursale de Bulgarie où 180 employés auraient également fait grève, ainsi qu’aux Philippines au sein des bureaux de Manille gérés par la société Playtech qui est actionnaire à hauteur de 29% du groupe William Hill.
Intervention du PDG
Devant la gravité des faits, le patron de William Hill, Ralph Topping, a du être dans l’obligation de prendre un vol pour Tel Aviv afin que le mouvement de protestation ne vienne pas parasiter l’activité de sa plateforme de jeux en ligne. Topping aurait offert aux grévistes un 13eme mois de salaire en échange d’une reprise immédiate du travail et pris également des sanctions disciplinaires envers les managers du service client israélien.
Augmentation du prix des biens de consommation courants, des loyers, stagnation des salaires, chômage, Israël, malgré son statut de pays développé, n’est pas épargné par la crise économique et financière. En septembre 2011, plus d’un million de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Tel Aviv afin de manifester contre la crise et une meilleure répartition des richesses.
De son côté, William Hill a confirmé qu’aucune délocalisation n’été planifié dans l’agenda du groupe et ajoute que les troubles sociaux de son service client israélien pourraient découler de la démission du chef du service marketing de Tel Aviv, Eyal Sanoff. Ce dernier avait refusé de donner à la maison mère du groupe William un accès au système informatique de la succursale Ad-gency qu’il dirigeait pendant plusieurs.
A la vieille de l’ultimatum donné par ses employeurs, Eyal Sanoff démissionnait de ses fonctions au sein du groupe William Hill.
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