Friedman a le privilège de porter un prénom qui puisse ses origines au Coeur de la mythologie hindou. « Prahlad qui signifie
en sanskrit « celui qui apporte la joie » est un des nombreux noms attribués à Vishnou, le Dieu le plus vénéré au pantheon des divinités hindous. Il fut un certain temps où Pralahd Friedman était d’ailleurs considéré comme une certaine sorte de Dieu du poker après avoir dominé les parties de cash game high stakes online partout où il passait avant de retomber temporairement dans l’oubli. Il serait pourtant plus sage de comparer Friedman au Phoenix, tant le joueur a entrepris aux cours des dernières années de sa carrière de retours sur le devant de la scène surprenants.
La terreur de Los Angeles
Friedman est né le 20 mai 1978. C’est au cours de son adolescence qu’il commence à s’intéresser de prêt au poker. Un jour, le jeune Prahlad voit son père revenir à la maison avec un petit pactole de 11,000$ en poche après avoir remporté un tournoi de lowball. Des étincelles commencent à briller dans le regard du petit Pralahd qui questionne alors sans relâche son père, le priant de lui apprendre tout ce qu’il sait au sujet du poker. Friedman commence alors à se passionner et attend d’avoir 19 ans pour franchir les portes d’un casino de sa ville natale Los Angeles. Malgré le fait qu’il ne soit pas encore majeur, Pralah accompagne son père et s’adonne avec lui à des parties à faible enjeu de limit hold’em, tout en essayant d’échapper aux radars de surveillance du casino.
A la conquête de l'El Dorado Vegas
Friedman connait le parcours classique du joueur. Il gagne et monte rapidement de limites. Dans le microcosme des casinos de los Angeles, il acquiert tout aussi rapidement la réputation d’être un des meilleurs de limit et de no limit du coin et les réguliers rechignent alors à l’affronter. Mis au chômage technique, Friedman se met en quête d’un terrain de chasse illimité. Las Vegas deviendra son ’El Dorado.
Friedman commence à faire régulièrement des allers-retours à destination de la Mecque du jeu. Les choses se passent si bien qu’il décide d’abandonner ses études à l’université de Berkeley. Devant son succès aux tables et son épanouissement non dissimulé, ses parents finissent par approuver totalement sa décision. Friedman développe un volume de jeu de plus en plus important sur les tournois à faibles buy-in. Il parfait son arsenal stratégique, s’adapte aux structures avant de passer à des buy-ins plus conséquents.
En décembre 2002, Friedman termine à la seconde place du tournoi Main Event
à 3,000$ de buy-in du Five Star Poker Classic qui se déroule au Bellagio. Il empoche 101,446$. En 2003, il remporte son 1er bracelet WSOP dans un event de Pot Limit Omaha à 1,500$ de buy-in et collecte 109,400$. Il s’illustre également sur le circuit du WPT en cumulant plusieurs places payées.
Floué par les Super User Accounts
Friedman dispose alors d’une bankroll conséquente qui lui permet d’aborder les parties de cash game high stakes online. A l’époque, les plus grosses parties se jouent à 50$/100$ et sont proposées par le site Ultimate Bet. Pendant un bon moment, Friedman domine les débats et joue les plus gros pots de l’histoire du poker en ligne en compagnie de Phil Hellmuth, Phil Ivey, et Doyle Brunson. Friedman joue également sur d’autres salles mais concentre surtout ses efforts sur ultimate Bet qui héberge les parties les plus juteuses. Malheureusement Friedman fera partie des joueurs les plus affectés par le scandale des Super User Accounts dans le cadre duquel des tricheurs pouvaient avoir accès aux cartes personnelles de leurs opposants. Avant que le pot aux roses ne soit dévoilé, Friedman perdait logiquement toute confiance en son jeu et ses résultats commencèrent à en souffrir, quelque soit la salle sur laquelle il jouait. Friedman se résolut à faire des ajustements draconiens, abandonnant le style très agressif qui lui réussissait auparavant et optant pour un style extrêmement serré contre-nature. Pendant plusieurs années, les resultants de Friedman se réduisent à une peau de chagrin, que ce soit en live ou sur internet.
Rap et trash talking
Friedman commence alors à être plus connu pour ses raps qui sont relayés lors des diffusions des WSOP sur ESPN que pour ses talents de joueurs. Les productions artistiques de Friedman sont visionnées par million sur le net malgré leur médiocrité. Entre temps, Friedman se fait également remarqué dans le cadre d’une altercation avec Jeffrey Lisandro lros des WSOP 2006. Il accuse ce dernier de ne pas avoir posté une ante de 5,000$ et insinue que le joueur qui a remporté le pot a été tout bonnement volé. Lisandro réplique séchement en menaçant Friedman de lui casser la gueule. Friedman présente des excuses veines quelques mains plus tard et se fait ignorer par Lisandro pendant le reste de la partie. La réputation irréprochable de Lisandro joue en sa faveur et la communauté des joueurs prend son partie, Friedman se voit un peu discrédité. Le replay vidéo de la scène démontre l’innocence de Lisandro.
Renaissance sous le pseudo Mahatma
Friedman parvient à se remettre en question et effectue dans les mois qui suivent un retour en force sur les tables online. Il fréquente à nouveau sous le pseudo de “Mahatma” les tables d’Ultimate Bet qui a été rebaptisé Ub.com et est apparement redevenu fréquentable depuis que le scandale des Super User Accounts a été résolu et les joueurs floués remboursés Il s’inscrit également sur Full Tilt Poker et Pokerstars sous les pseudos “Spirit Rock” et “Prefontaine”. Le win rate de Friedman retrouve ses plus haut sommets et le joueur se hisse à nouveau parmi les meilleurs joueurs mondiaux.
En 2009, Friedman revient également en force sur la scène des tournois en terminant à la 64eme place du Main Event des WSOP et en triomphant du futur november 9 Kevin Schaffel dans le heads-up final du WPT Legends of Poker . Friedman réalise son plus gros score et empoche 1,034,000$.
Friedman est marié depuis 3 ans à la joueuse professionnelle Dee Luong qu’I la rencontré à Vegas il y a une dizaine d’années. Son épouse lui a toujours apporté son soutien dans les moments les plus durs, que ce soit dans le cadre de sa décision d’abandonner ses études ou du scandale des Super User Accounts d’Ultimate Bet.
Friedman , le phoenix
Friedman incarne parfaitement l’adage qui définit le poker non pas comme une succession de séries mais plutôt comme le parcours d’une vie. Friedman a peut être connu plus de hauts et de bas dans sa carrière que d’autres joueurs. Il n’a jamais renoncé et a su retrouver en chaque occasion un mental de vainqueur pour pratiquer son meilleur poker. En janvier 2011, créait à nouveau la controverse en acceptant de rejoindre la team pro de Ub.com. Il n’aura connu les privilèges du joueur de poker sponsorisé que trois petits mois durant, avant que UB.com ne soit contraint en conséquence du Black Friday de licencier l’intégralité de sa team pro.
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