De nombreuses salles de poker en ligne ont desserté le marché américian après l'adoption de la loi UIGEA, des sites comme PartyPoker ont quant à eux connu des moments fort difficiles afin d'échapper au courroux du Département de la Justice Américaine. D'autres salles de poker en ligne ont pris le parti de rester possitionnées sur un marché américain extrèmement juteux en dépit des lois. C'est le cas de Full Tilt Poker qui est devenu désormais la cible principale de la justice américaine. Suspectée de blanchiment d'argent par le Grand Jury Fédéral de Manhattan, les choses pourraient rapidement se corser pour cette salle de poker en ligne extrèmement populaire aux quatre coins de la planète.
Full Tilt Poker, cible du Grand Jury de Manhattan:
C'est le journal du Financial Times qui a été le premier a dévoilé le 4 avril dernier que la salle Full Tilt Poker était sous le coup d'une investigation menée par le Grand Jury de Manhattan et qu'une première série d'accusations à l'encontre de la salle allait être rapidement formulée. Selon les sources du Financial Times, un témoin de haute importance aurait été assigné à comparaitre dans le cours de la semaine.
Full Tilt victime de ses précédents:
C'est une première affaire judiciaire s'étant déroulée à Los Angeles en 2009 qui a attiré l'attention du Grand Jury. A l'époque, James Hicks, avocat de profession se représentant lui même, intentait un procés à la firme Tiltware, basant ses accusations sur le fait que le site n'aurait pas du être accessible aux citoyens californien en raison de la législation prohibitive de l'état. Hicks dénonçait également des pratiques professionnelles douteuses et faisait une requête en injonction sans pour autant demander des dommages financiers.
Violation du Wire Act et blanchiment d'argent:
Le FBI commençait dans la foulée à entreprendre des enquêtes sur Full Tilt Poker et ses fondateurs, Chris Ferguson et Howard Lederer, à la recherche d'allégations démontrant un exercice commercial illégal auprès des utilisateurs américains. Pour le FBI, Full Tilt Poker se met en porte à faux avec l'UIGEA et viole le Wire Act mais serait également coupable de blanchiment d'argent. Le Financial Times a également déclaré que le FBI affinait ses investigations en interrogeant au moins 2 individus déjà impliqués dans des affaires judiciaires avec Full Tilt Poker.
Eric Jackson, l'avocat originaire de Los Angeles, qui représente Ferguson et Lederer déclarait au reporteur Joseph Menn que ses clients n'avaient pas été informés de la moindre investigation menée par le Grand Jury. « Nous n'allons pas faire de commentaires sur une prétendue enquête du grand jury dont nous ignorons tout! »
L'année dernière, il semblait que Pokerstars et Full Tilt Poker étaient équitablement dans la ligne de mire de la justice américaine lorsque le Département de Justice procédait à la saisie de plus de 30 millions de dollars de fonds transférés via des comptes joueurs sur des comptes bancaires utilisateurs. Les utilisateurs furent remboursés par les deux salles de poker en ligne alors que le processeur de fonds canadien, Account Service, dirigé par Douglas Rennick , était poursuivi pour blanchiment d'argent. Cette affaire apparaît extrêmement similaire à celle qui plane sur Full Tilt Poker actuellement.
De nouveaux développement devraient voir le jour dans la semaine suite à l'interrogation du témoin qui permettrait de savoir quelles charges seront ou non retenu contre Full Tilt Poker.
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