La France est une nation de pigeons! Cette déclaration de poids à été publiée aujourd'hui même, mercredi 27 janvier 2010, dans les colonnes du site internet du Guardian, un des périodiques les plus lu du Royaume-Uni, par Vicky Coren, écrivain et joueuse de poker sponsorisée par Pokerstars.
La participation de la joueuse à l'EPT Deauville l'aurait vraisemblablement mise en émoi, la poussant à publier ce que l'on pourrait narquoisement considérer comme une brêve étude sociologique sur les joueurs français dans le Guardian qui lui sert régulièrement de tribune et qui vient gentiment ajouter de l'eau au moulin de l'ancestrale rivalité franco-anglaise.
Les joueurs français sont des gambleurs compulsifs:
Selon Coren, le peuple français serait un peuple de flambeurs compulsifs. La joueuse, éliminée lors du Day 1B, ettaye ses propos en faisant le réçit d'une main qui fait désormais publiquement foi de la qualité du poker français.
Alors que les blindes sont à 200/400, un joueur russe ouvre à 1,200 et se fait suivre par un joueur français. Vicky coren, qui se considère short stack avec son tapis de 10,000 pousse ses derniers jetons au milieu avec une paire servie de 9 et se fait suivre par ses 2 adversaires. Le croupier abat un flop 

sur lequel checkent les joueur russe et français. Alors que le
tombe sur le turn, le joueur russe check à nouveau et le joueur français envoie son tapis pour environ 18,000, faisant coucher son opposant venant du froid et du pays de la perestroïka.
La fin de l'histoire ne dit pas si le français touche son pique, ni comment il réagit au fait que Coren ait floppé directement son Full, recevant ainsi une belle livraison tricolore. Mais Coren donne cependant au coup du français le traitement qu'il mérite:
« La façon de jouer du joueur français est ridicule. Il ne gagne rien à chasser le joueur du coup, il y a peu de chance que sa main lui permette de gagner le pot principal et je suis à tapis. Au mieux, ce joueur doit toucher sa couleur pour gagner le coup, c'est donc tout à fait stupide d'avoir perdu le client russe. Tout ce que ce joueur français à réussi à faire, après avoir investi de manière fort optimiste 1/3 de son tapis préflop, c'est de saisir la chance de perdre la totalité de son tapis si son adversaire russe paye et qu'il loupe son tirage. »
La joueuse précise tout de même que la France compte quand même de grand joueurs, mais nos talentueux joueurs ne seraient qu'une exception par rapport à la qualité médiocre de notre field national.
L'EPT Deauville: un tournoi easy selon Coren:
Il semblerait que Coren ait eu à gérer un nombre d'oiseaux de ce genre assez important lors de cet EPT Deauville et des précédents auquels elle a participer:
"Une des raisons pour lesquelles je ne suis jamais allé loin dans ce tournoi est que les jetons des joueurs semblent constamment offerts, ce qui me fait perdre ma discipline et me pousse à vouloir rentrer dans tous les coups. En retrouvant ma patience, je suis sur que je pourrais conquérir facilement tous les jetons qui sont mis en jeu à la légère."
Les britanniques seraient ils aussi flambeurs que les français?
En ce qui concerne le fait de mettre en jeu ses jetons à la lègère, Victoria Coren appréciera certainement le fait que cette pratique soit universellement répandue comme peut en témoigner cet EPT Deauville 2010.
On se souviendra de l'américain Craig Bergeron qui envoie son tapis avec 
sur une relance préflop de Fitoussi avec les valets et qui touche une couleur backdoor runner-runner, privant Fitoussi de table finale, ou encore le britannique Jake Cody, le vainqueur de l'EPT Deauville 2010, qui craque la paire de Rois servie d'Hugo Lemaire avec une poubelle de premier ordre, 
, jouée à tapis préflop sur une relance d'ouverture du joueur français et se transformant en une quinte de l'espace sur la river.
Once More with feeling: le roman érotique de Vicky Coren:
Au vu de la propension des joueurs à tenter des moves en tournois, Vicky Coren est certainement promue à un grand avenir en tant que bloggeuse poker au sein du Guardian. Mais la joueuse anglaise de la Team Pokerstars pourra lisser les effets de la variance grâce à son contrat de sponsoring qui lui permet de participer à un grand nombre de tournois.
Si le post de Coren sur le site du Guardian demeure finalement sympatique, nous attendons avec impatience à Pokerworks que la joueuse nous fasse parvenir un exemplaire de son roman érotique "Once more with feeling" dans lequel elle relate sa tentative de réalisation d'un film pornographique et qui selon les critiques britanniques est extrêmement plaisant.
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