C'est la PPA (Poker Players Alliance) qui a révélé le pot-aux-roses suite à une lettre du DoJ (Départment of Justice) qui informe l'organisation de défense des droits des joueurs de poker que la saisie des fonds à hauteur de $30 millions n'est pas basée sur la récente loi prohibant l'accès aux "sites de poker online illégaux". Sur le site de la PPA on peut ainsi lire que "l'action prise par le Department de la Justice n'est PAS un mesure de rétorsion basée sur l'UIGEA".
La PPA contre-attaque donc vigoureusement en pointant du doigt le manque de discernement d'un gouvernement qui ne sait plus du tout comment contenir l'entrhousiasme de ses citoyens pour le poker online : "La PPA n'est pas au courant d'une quelconque loi fédérale restreignant notre droit de jouer au poker online. Pendant de nombreuses années, le DoJ a tenté diverses interprétations très libérales du Wire Act (18 USC §1084), une loi adoptée en 1948 et révisée en 1961. Le but du Wire Act était de contrôler la transmission de paris sportifs et des informations s'y rattachant. Le Wire Act n'affecte ou ne contrôle en aucun cas les jeux en ligne de quelque type que ce soit, poker y compris. Ceci fut affirmée par la Cour Fédérale US Fifth Circuit Court dans un jugement référence de 2002, déclarant explicitement que le Wire Act ne concerne que les paris sportifs".En d'autres termes, si la saisie des $30 millions des joueurs de poker online concernés au nom de l'UIGEA pouvaient sembler quelque peu douteuse, l'invocation du Wire Act est tout simplement grotesque. Loin de répondre aux citoyens Américains qui ont fait du problème du poker online l'une de leurs priorités sur la liste des tâches de l'Administration Obama, cette dernière s'enfonce toute seule dans le marais boueux d'un imbroglio juridique sans précédent. Si le Departement de la Justice devait reculer et débloquer les fonds actuellement gelés, ce serait un énorme camouflet, et la garantie d'un lynchage médiatique général.
Pour éviter un tel tremblement de terre qui pourrait atteindre la magnitude 9 sur l'échelle du ridicule, le gouvernement n'a d'autres choix que de tenter de justifier légalement et par tous les moyens possibles des actions entreprises sur un mode "ça passe ou ça casse", de plus en plus agressives mais de moins en moins justifiées.
La bataille ne fait visiblement que commencer et il faut espérer que quelqu'un au sein du gouvernement américain aura assez de cervelle pour réaliser les dégâts potentiels d'une action agressive et clairement illégale, que ce soit en termes d'images ou de manque à gagner économique. A l'heure où l'Amérique souffre financièrement comme rarement depuis 50 ans, la prohibition du jeu online prive les USA de $50 Milliards en taxes et revenus. Invoquer le Wire Act, une loi préhistorique au regard de l'évolution du monde des communications depuis 1948 et 1961, paraît incongru, mais invoquer la loi UIGEA ne semble pas non plus une option très viable, dans la mesure où cette loi ne prévoit de bloquer que les "dépôts d'argent sur des sites de jeux illégaux". Oh, et accessoirement, les banques ont théoriquement jusqu'à fin Décembre 2009 pour prendre les mesures permettant d'appliquer cette fameuse loi votée en catimini 1 jour avant l'investiture de Barack Obama. Il sera très compliqué pour la Justice Fédérale de faire avaler un aussi grosse pilule aux millions de joueurs de poker américains, et la PPA a entamé un bras de fer dont l'issue est d'une importance vitale pour le monde du poker online. Prêts à rejoindre la plus grande salle de poker online du monde? Téléchargez Pokerstars sur Pokerworks pour bénéficier d'un bonus de bienvenue de 100% jusqu'à 50$ de dépôt. En rejoignant PokerStars vous pourrez aussi participez aux nombreux tournois de poker gratuits freerolls dotés d'une cagnotte de 2.000$ réservés en exclusivité pour les lecteurs de Pokerworks!