Cette perquisition faisait suite à l'ouverture d'une enquête sur des faits présumés d'abus de confiance concernant des mouvements d'argent qui auraient été émis par chèque notamment en sa faveur depuis 2006 à partir de comptes de deux associations, "Parrains de SOS-Racisme" et la Fidl. Alors qu'il est attaqué, Dray a livré ses premiers commentaires au journal Le Parisien Dimanche le 10 mai 2009 sur le fond de l'affaire, "une manipulation" selon l'élu de l'Essonne, et attend toujours de pouvoir se défendre devant la justice. ll reste qu'il se défend plus volontiers et depuis le début de l'affaire sur son "train de vie" et sur les rumeurs le décrivant comme un joueur de poker compulsif.
"Je ne joue pas des sommes folles au poker. Je joue avec des copains, la cave est à un euro, les gains vont au pot commun et on fait la fête avec. C'est comme ça depuis des années" avait-il déclaré au JDD dès l'éclatement de l'affaire en décembre 2008. "Mon addiction au poker, dont je serais presque un joueur professionnel, ma vie luxueuse de palace en palace, de boutique de luxe en boutique de luxe, bref, la revanche sociale de l’enfant de banlieue débarqué d'Algérie, tout cela est évidemment faux, archifaux", a également expliqué Julien Dray sur son blog où il exprime encore ses soupçons de manipulation autour de cette "affaire".Cette nouvelle n'a d'intérêt que pour constater que le poker rentre chaque jour un peu plus dans les moeurs. Les stars, les sportifs, et bien sûr les hommes politiques (dont l'homme le plus puissant du monde Barack Obama), y jouent de plus en plus nombreux tandis que les stars de poker sont de plus en plus considérées comme des stars tout court. Le poker prend doucement place dans toutes les couches de la société, en particulier au plus haut niveau. Il devient encore plus tendance de jouer dans les cercles parisiens et apparaître dans les parties télévisées est du dernier chic. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit ressorti à toutes les sauces par les médias dès que l'occasion se présente.
Malgré tout, le poker a de longues années devant lui avant d'être accepté pleinement comme une activité normale par une population française dont la vaste majorité n'a encore aucune idée du tsunami qui se prépare dans notre pays dès que les portes du marché des jeux en ligne seront enfin ouvertes. D'ici que Mme Lambda réalise que jouer au poker n'est pas plus un vice que de gratter son loto du dimanche, ce jeu restera pour ceux qui n'en connaissent rien ou presque, un symbole d'argent facile à exploiter à la moindre occasion pour démontrer le côté compulsif et vénal de un tel, même si ce dernier se trouve accusé par ailleurs de faits autrement plus répréhensibles. Ce n'est pas pour rien que l'on risque théoriquement toujours un séjour en prison si on est pris à jouer de l'argent au poker en dehors des lieux autorisés.
"Pauvre" Julien Dray, doit se défendre d'un vice du jeu bien innocent en vérité. Évidemment personne n'est dupe sur le fait que ses parties se jouent avec une cave de un euro, mais que celui qui n'a jamais mis 100 € sur la table pour une partie entre amis lui jette le premier jeton !
- Il a détourné des fonds associatifs?
- On ne sait pas encore, cela reste à prouver
- Il a acheté des montres à prix d'or?
- Ce n'est pas prouvé non plus.
- Il est drogué alors?
- Non.
- Mais il joue au poker?
- Oui, c'est un de ses passe-temps.
- Ah, qu'on lui coupe la tête alors !
Jusqu'où ira t-on? Nous vous le demandons...
Par contre Julien Dray peut jouer sur Full Tilt Poker, pour ça il ne risquera rien... Heureusement!