Je suis toujours en admiration devant les joueurs comme Gus Hansen, qui peuvent dominer une table, poussant ses adversaires comme un chien dans un jeu de quilles, leur insufflant la peur, siphonnant leurs tapis et se construisant une montagne de jetons pour arriver comme dans un fauteuil sur son siège de table finale.
J’aimerais être agressif.
Mais je ne suis pas Gus Hansen. Même pas en rêve.
Je suis serré.
Le but de cet article, clairement, est que j’ai finalement accepté ce fait, après des mois à me débattre avec mon penchant conservateur et essayer de changer qui je suis. Et le résultat, c’est que je joue bien mieux depuis. Vous entendrez souvent que vous devriez jouer votre jeu. Mais le problème, c’est que tous les joueurs de poker veulent s’améliorer. En tout cas les joueurs qui comme moi prennent ce jeu au sérieux. Pour améliorer signifie changer. Je sais comment jouer As-Roi en début de parole. Ce que je veux maintenant apprendre, c’est de savoir quand et comment tenter des coups, des « moves ».
Je veux être plus agressif.
Je sais que l’agression fait gagner des tournois. Je sais que l’agression permet de prendre de gros pots, et je sais aussi que l’agression peut vous permettre de rester à flot en attendant ces gros pots. "Sois agressif. Allez, sois plus agressif !", c’est le refrain que j’entends dans toutes les émissions, sur les blogs, et dans toutes les vidéos éducatives sur le poker. OK, OK, pardon, mais je suis incapable de jouer aussi agressif que je ne le devrais. Mais j’ai atteint le stade final de deuil sur ce point : j'ai accepté mon destin de joueur serré.
Qu’est ce que cela m’apprend sur mon jeu de savoir accepter le fait que je sois, au plus profond de moi-même, un joueur serré ?
Bien, pour commencer, je ne peux pas jouer de No Limit Hold’Em en Shorthanded sur des tables de six joueurs ou moins. Au lieu de me montrer super-agressif, je me révèle surtout stupide-agressif, par exemple en poussant mon tapis avec paire d’As quand un joueur a misé et un autre sur-relancé. Les blinds vous mangent tout cru dans ce genre de partie si vous n’êtes pas décidé à vous battre jusqu’au bout. Mais en général lorsque je me bat jusqu'au bout je découvre trop tard que c’était perdu d’avance.
Je suis bien plus à l’aise en « full ring », c-a-d sur des tables pleines de 10 joueurs. Sur ces tables, la patience est mère de toutes les vertus, c’est même une obligation. De même, je me suis plus tourné vers le cash game. Je ne joue pas beaucoup de tournois. Les méchants joueurs agressifs me volent toujours mes blinds, et je n’aime pas ça. Je joue donc à 90% en cash game, où les blinds n’ont pas autant d’importance.
Enfin, je suis toujours à la recherche d’une occasion d’exploiter l’image de joueur serré qui semble flotter inévitablement autour de moi, telle une bimbo s’ennuyant à mourir derrière son cador de fiancé assis à la table. Tout ça pour dire que je mise en position quand les autres joueurs ont fait parole, et que j’adopte ainsi beaucoup de pots orphelins.
Je ne reste pas les bras ballants et je ne laisse personne me dominer. Si vous essayez, je vous carboniserai en vous piégeant lorsque vous aurez une grosse main. Je paierai instantanément vos bluffs si l’histoire que vous me racontez ne tient pas debout. Et quand j’aurai une grosse main, vous pouvez me croire que je vais miser fort. C’est un peu de tout ça, jouer serré.
Je sais aussi que mes mains gagnantes ne seront pas aussi souvent payées, que je ne gagnerai pas beaucoup de tournois, ni ne remporterai beaucoup de pots en arrivant à faire lâcher de bonnes mains. Jouer serré, c’est malheureusement un peu de tout ça aussi, jouer serré.
J’essaye toujours de m’améliorer. Je viens de finir le livre de Gus Hansen « Chaque Main Révélée », et cela m’a donné de son trucs pour ce qui est de jouer un tournoi de manière agressive. Ce sera toujours une bataille. C’est aussi tout le fun du poker.
Enfin je sais aussi que l’on peut essayer de jouer d’une façon que l’on ne comprend pas vraiment, ou que l’on peut jouer un style qui nous correspond. Ce ne sera peut-être pas le style le plus profitable ou la meilleure façon de jouer tel ou tel coup, et jouer serré ne peut clairement pas l’être, mais c’est le style que je maîtrise mieux que n’importe quel autre.
Vous entendrez de nombreux conseils de la bouche de joueurs qui pensent savoir comment vous devriez jouer. Ecoutez-les, ça ne peut pas faire de mal, mais rappelez-vous aussi les bonnes raisons pour lesquelles vous vous êtes assis à leur table. Ne chassez pas votre naturel, il reviendra toujours au galop. Soyez vous-même. Jouez comme vous le sentez. Suivez ce que vous dicte votre cœur. Vous savez, celui qui bat dans votre poitrine, pas celui imprimez sur les cartes que vous tenez dans vos mains.
Gus Hansen joue exlusivement sur Full Tilt Poker, et ils vous invite à l'y rejoindre : "En ligne, je joue souvent aux jeux d'Omaha à pot limité avec limite élevée ou d'Omaha 8/B limité sur FullTiltPoker.com. Occasionnellement, vous pourrez également me trouver dans des jeux Holdem et Razz limités avec des limites faibles, ainsi que sur des S&G de basse limite et à certains des plus grands tournois de FullTiltPoker.com."Pour rejoindre le "Great Dane" ou assister à ses parties, télécharger Full Tilt Poker sur PokerWorks et vous pourrez recevoir un bonus de bienvenue de 100% jusqu'à 600$ de dépôt en utilisant le code bonus : FRPKWORKS. Inscrivez-vous mainenant et votre dépôt vous rapportera en plus un ticket Main Event WSOP 2009 d'une valeur de 3.000 points (chaque point vaut 0,06$, valeur indicatitve) !