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D'Amato propose un projet de taxation des revenus du poker en ligne pour aider l'Amérique à sortir de la crise

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Ce n'est plus un secret pour personne, le monde entier traverse une crise économique grave. Les analystes spécialisés ont déclaré à l'unanimité que les Etats Unis d'Amérique étaient désormais entrés en récession, les plus pessimistes d'entre eux évoquant même une véritable dépression économique, relatée chaque jours dans les journaux télévisés dans le cadre de reportages sordides. Alors que la nouvelle administration américaine emmenée par Barack Obama redouble d'efforts à grand coups de mesures pour sortir de la crise des pans entiers de l'économie américaine, la taxation des revenues générés par l'industrie de jeux en ligne pourrait bien contribuer à sortir l'Amérique de cette récession.

Il y a quelques semaines, l'émission 60 Minutes de CBS annonçait un chiffre faramineux de 18 milliards de dollars pour quantifier les revenus générés par la seule industrie du poker en ligne. Il suffirait que le gouvernement américain adapte sa législation en reconnaissant le poker comme un jeu d'adresse pour pouvoir exercer premièrement un contrôle et une régulation de son industrie et bénéficier deuxièmement de la taxation des revenues colossaux générés chaque années.

Le projet de taxation des revenus générés par l'industrie du poker en ligne est soutenu par Poker Player Alliance, un groupe de lobbying situé à Capitol Hill, agissant au nom de l'industrie du poker tout entière. Bien que les actions les plus médiatiques de la PPA se soient déroulées dernièrement au sein des tribunaux du Kentucky , sa présence à Washington D.C n'en ait pas pour le moins anodine. Alfonse D'Amato, le président actuel de la Poker Player Alliance et également ancien Sénateur de New york, connait bien les rouages de Washington et à multiplié les contacts auprès des membres du parlement américains ainsi que ceux du sénat. En tant que porte parole le plus prestigieux et le plus actif de la légalisation et de la régulation de l'industrie du poker en ligne, D'Amato a récemment formalisé dans un article ce pour quoi il œuvre au quotidien.
Cet article a été publié le 27 Janvier dernier dans Roll Call, un périodique politique destiné aux membres de la Maison Blanche et lu par tout le gratin politique de Washington D.C.. D'Amato ne pouvait rêver d'un endroit plus approprié pour formuler sa déclaration dans le cadre d'un article intitulé : “The New Deal: Regulate and Tax iPoker” ou « Nouvelle Donne: régulation et taxation de l'industrie du poker en ligne! »

"Alors que l’administration Obama et le nouveau Congrès évaluent leur priorités politiques, ils ne peuvent ignorer les défis importants pour alimenter financièrement ces programmes étant donné la situation financière de notre pays. Nos nouveaux dirigeants se retrouvent dans un contexte économique difficile, et même le président Barack Obama sait que les augmentations de taxes pour financer son programme ne lui donneront pas une main gagnante, politiquement et concrètement. Une solution possible, cependant, et à portée de main. Notre nouveau président a juste besoin de regarder à sa forme préférée de mise en pratique de ses qualités d’avocat : le poker.

Oui, j’ai bien dit le poker. Pendant que les leaders économiques et politiques débattent de l’importance du besoin de régulation, ou de dérégulation, de la communauté financière, l’industrie du poker online et les millions d’Américains qui y jouent sur Internet ont réclamé à corps et à cris la taxation et la régulation de leur jeu préféré. L’absence de règles de la part du gouvernement, et les efforts désespérés pour bannir le poker d’internet, ont plongé les consommateurs U.S. dans un état de vulnérabilité tout en les laissant dépenser des milliards de dollars échappant à tout impôt sur les tables de poker virtuelles.

La régulation du poker online ne signifie pas une expansion des jeux de hasard dans notre pays. Que cela vous plaise ou non, la boite de Pandore a déjà été ouverte. Le marché Américain a parlé. Il y a une forte demande pour le poker sur internet et aucun gouvernement digne de ce nom ne devrait faire barrage entre des adultes responsables et leur envie de pratiquer un jeu de stratégie sur internet. Au contraire, le gouvernement devrait prendre les devants et exercer son contrôle sur une activité multimilliardaire, et respecter les droits de 15 millions d’Américains (100 millions de personnes au niveau global) qui jouent, et en tirer des revenus. Ce n’est pas une nouvelle taxe. Ce n’est pas une augmentation d’impôts risquée, politiquement parlant. La régulation permettrait simplement de collecter des taxes qui partent à l’étranger vers d’autres pays qui ont déjà compris l’opportunité que représente le phénomène du poker au niveau mondial.

Cette idée est soutenue par le public Américain, qui a fait connaître sa préférence à travers « Citizen’s Briefing Book », le site web de doléances de Barack Obama. La régulation du poker sur internet est constamment restée dans les 10 propositions les plus populaires parmi celles que le peuple américain veut voir Obama mettre en pratique, et c’est de loin celle qui a reçue le plus de commentaires jusqu’à maintenant.

Le potentiel du poker ne peut donc être ignoré sur Capitol Hill. Au sein du 110è Congrès élu, plusieurs textes de lois ou amendements ont été proposés pour mettre en place la régulation et l’attribution de licences de poker online.

Malheureusement, aucune n’a reçu une considération pleine et entière, principalement à cause de la poussée d’intérêts économiques anti-jeux qui croient que la prohibition du poker online est la seule option possible. Un chroniqueur connu pour son tempérament conservateur, George Will, a fait remarquer que les lois qui essaient de bloquer le poker sur internet sont une « Prohibition 2.0 » et que, comme il l’explique, l’histoire a montré que les prohibitions ne marchent pas. Au contraire, elles exacerbent les problèmes et en créent même de nouveaux, en particulier au sein des communautés les plus vulnérables, en les poussant dans une illégalité souterraine où des opérateurs sans scrupules peuvent abuser des consommateurs pour leur seul profit, et sans crainte de poursuites légales.

Tandis que les U.S.A. se sont endormis au volant, les autres pays ont mis en place des lois pour protéger leurs citoyens, protégeant en partie les nôtres par ricochet. La vaste majorité des sites de poker sur le web sont l’objet d’une régulation stricte dans leur propre pays, comme au Royaume Uni, ou dans les territoires de l’île de Man ou Aldeney. Les initiatives régulatrices mises en place dans ces pays sont soutenues par des technologies sophistiquées, elles-mêmes vérifiées par des entreprises de sécurité informatique qui aident ces sites à détecter les fraudes, empêchent les mineurs d’y accéder facilement, et proposent même des services d’aides aux joueurs compulsifs. Ces sites sont tous en faveur du contrôle accru qu’amènerait la régulation de leur industrie par les U.S.A.

Obama est considéré comme un habile joueur de poker, une expertise qui devrait presque être un pré-requis officieux pour tous les présidents américains. Le poker apprend la patience, il entraîne à calculer les côtes et à éviter les risques inutiles. Si Obama applique ses qualités de joueur au sein de la Maison Blanche, il rejettera les augmentations d’impôts impopulaires politiquement et intenables économiquement, et cherchera sérieusement d’autres sources de revenus potentiels, tels que le poker online.

Peu importe comment vous mélangez les cartes, la régulation est la réponse."



Même si nous ne pouvons pour le moment que spéculer sur les conséquences de la publication de l'article de D'Amato, les membres de l'administration Obama et du congrès disposent désormais d'une totale visibilité concernant le projet de la Poker Player Alliance.

L'industrie du poker en ligne et l'administration américaine sont désormais situées ensemble à un même carrefour pour un dénouement crucial. L'échéance principale reste l'abrogation de l'UIGEA entrée en vigueur le 19 Janvier, adoptée en douce par l'administration Bush lors d'une séance nocturne au congrès. L'administration Obama est favorable à cette abrogation. Le parlementaire Frank Barney est d'ailleurs le fer de lance de l'administration dans ses efforts pour envoyer l'UIGEA aux oubliettes ou pour que le poker soit enfin considéré comme un véritable jeu d'adresse. Les engagement de Frank Barney sont constants et le parlementaire ne semble pas vouloir changer de cap pour le moment. Les récentes décisions prises par les cours de justice de certains états afin de « reclasser » le poker en tant que jeu d'adresse sont autant de progrès susceptibles d'initier une véritable avalanche de changement sans précédent dans la législation.

Alors que la PPA fait tout en son pouvoir pour modifier la législation au niveau des différents états américains et au niveau fédéral, il est important que tout un chacun s'implique dans ce combat. La PPA propose ainsi à tout citoyen américain un formulaire sur son site internet permettant de contacter un membre du congrès, afin de l'encourager à adopter le projet de régulation et de légalisation du poker en ligne. L'industrie du poker en ligne est une industrie constituée d'un nombre de membres important dont l'influence ne cesse de grandir. Nul doute que la voix des membres qui la compose gagne de plus en plus de capacité à se faire entendre par les membres les plus hauts placés du gouvernement américain.

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