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Comment jouer un tournoi de poker International (1) : Phase d’approche et début de tournoi

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Gagner un tournoi international serait une veritable consecration pour le joueur de poker que vous êtes. Les enjeux sont devenus trés importants , et la somme a laquelle vous pouvez prétendre changerait votre vie. Bien qu'il s'agissent de concepts géneraux , nous essayerons de définir les bases nécessaires pour cette réussite.

L'abord d'un tournoi de poker international :


Plusieurs phases sont abordées dans le déroulement d’un tournoi. Des théories sont souvent échafaudées mais une seule vérité peut être retenue : vous devez durer le plus longtemps possible. De plus en plus il est offert une large profondeur de tapis pour les débuts de tournois qui peut atteindre 200 fois le big blind de départ. Sachez toutefois que les gros tournois internationaux se déroulent sur plusieurs jours, il vous faudra donc être préparé mentalement et physiquement pour prétendre réaliser l’exploit.

Première phase : les premiers niveaux du tournoi

Quel que soit le tournoi pratiqué vous aurez l’opportunité de posséder un tapis conséquent pour pouvoir vous exprimer. C’est donc la seule phase de jeu ou vous pourrez vous permettre d’être patient. La patience ne doit cependant pas être confondue avec la passivité, ce sont deux choses différentes qu’il faut bien distinguer.
Sachez toujours être le chasseur qui attend sa proie plutôt que le gibier qui subit la traque .Les premiers coups sont extrêmement importants, ils seront déterminants pour toute la suite de votre tournoi. Appliquez vous pour ne pas commettre d’erreurs sur les premières mains jouées.
Soyez très sélectif hors position et n’hésitez pas à relancer froidement au bouton si votre main le permet. N’oubliez pas que votre table de départ sera celle ou vous passerez beaucoup de temps avant que les transferts ne s’opèrent. Elle comprendra le nombre maximal de joueurs (10 en général), ce qui augmente la hauteur du « point ».
Un As dans votre main pour une table de cinq joueurs aura une certaine valeur, mais ne vaudra pas grand-chose si vous êtes de petite blind avec 4 joueurs engagés. Vous devez donc construire une image, d’un joueur craint et respecté.
Si vos premières mains sont mal sélectionnées ou jouées hors position vous subirez la table, si au contraire vous ne vous embarquez pas sur des échanges scabreux vous pourrez prétendre augmenter votre tapis sans trop souvent dévoiler vos cartes.
Eviter le show-down en encaissant les pots serait une preuve de la qualité de votre jeu. Les débuts de tournois sont très longs et très peu de joueurs prendront des risques inconsidérés, profitez en pour en tirer partie.

Vous avez donc obligation de gagner vos premiers échanges pour évoluer dans de bonnes conditions. Quel que soit votre style ne perdez pas de vue ce facteur psychologique. L’avance que vous prendrez en début de tournoi vous donnera sérénité et confiance. Le retard peut vous pousser plus rapidement à la faute, préférez donc l’attente à la gourmandise, l’attaque construite à la passivité continue.

Deuxième phase : vous approchez la fin du premier jour de tournoi

Quel que soit l’état de vos jetons vous devrez redoubler de vigilance vers la fin du premier jour. Si vous n’avez fait que survivre il faudra augmenter votre agressivité, si au contraire vous êtes confortable en jetons il vous faudra affirmer votre avance. Beaucoup de joueurs se contentent de passer le Day 1 d’un tournoi en se disant que le lendemain est un autre jour. Cependant les petits tapis ont un sommeil agité, alors que les gros tapis apprécient mieux la douceur de la nuit.
Il est classique de voir des joueurs passer des tours mourants. Ils se sont laissés consumer par les blinds et ont tout du long subis leurs adversaires. Bien au contraire d’autres font le yoyo permanent en ayant des gros tapis puis subitement se retrouvent « short stack » avant de s’envoler à nouveau. Ces deux extrêmes sont à éviter dans les phases préliminaires.
Les finalistes ont généralement une progression constante de leurs tapis. Ils construisent sans relâche en adaptant leur jeu à la table. Une table très agressive doit préférer un jeu plus modéré, tandis qu’il est plus facile d’être fantaisiste à une table très dure.

Chaque paramètre doit être pris en compte dans vos décisions, si vous ne cessez de quitter votre table pour aller fumer votre cigarette, vous louperez peut être un moment important qui vous dévoilera un joueur. Restez présent et mémorisez si possible les mains jouées par vos adversaires. Les voleurs de blinds se révèlent très vite, les « calling station » aussi. Le très bon joueur vous observera sans cesse, il essayera de vous répertorier dans une catégorie, tant qu’à faire mieux vaut figurer dans la bonne. Pendant les premières heures dans le doute d’un « call » incertain, abandonnez.
Les mauvaises lectures amènent souvent de grosses déceptions. Sachez qu’un attaquant naturel doublé d’un savoir jouer est toujours plus dangereux qu’un innocent aux mains pleines. Il vous faudra être à la fois un bon défenseur en jetant des grosses mains qui ne se marient pas avec le tableau, et, ne pas hésiter à engager vos jetons à la position après un double check.
Tout dépendra bien évidemment de la conjoncture ponctuelle du coup joué. Plus le temps passe et plus la créativité sera nécessaire. Les dormeurs qui attendent les grosses mains sont vîtes rattrapés par la structure, les maniaques par la réalité des « boards ».

Si par bonheur vous approchez de la bulle, sachez que le véritable tournoi commence à cet instant précis.

La deuxiéme partie de cet article: De la bulle à la table finale .... lire la suite